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La voie du Guerrier - La Méditation


Mercredi 6 février 2008

Au cours de mes recherches sur le sujet des peuples guerriers, j'ai pu constater que ceux-ci pratiquaient plusieurs formes de disciplines.   Je me suis récemment demandé: laquelle de ces disciplines est la plus essentielle?   Quelle est la discipline qu'un aspirant guerrier doit adopter, s'il ne souhaite en adopter qu'une seule, et qui le fera évoluer toute sa vie durant?

Je crois que cette discipline est la pleine conscience.

Je définierais librement la pleine conscience comme étant la discipline de voir ce qui est, exactement tel qu'il est, sans jugement ni pensée à son sujet, sans attirance ni répulsion.   Cette idée se rapproche de l'idée de "vivre l'instant présent".   Mais je crois que la pleine conscience est au-delà du temps, au-delà de l'instant.

Il y a plusieurs façon de s'entraîner à la discipline de la pleine conscience.   Probablement le meilleurs texte que je connaisse sur le sujet est "The Miracle of Mindfulness" par Thich Nat Hanh (Je ne sais pas s'il existe en traduction française.  Si un de vous peut m'informer...).  La méthode la plus universellement préconisée pour l'entraînement à la pleine conscience est sans doute la méditation.

Je ne m'attarderai pas ici à décrire les différentes formes de méditation, mais disons sommairement que la forme dont je parle ici se pratique en position assise, et consiste à observer ce qui se passe - ce qui est.

Quoi observer?  Il y a dans le bouddhisme une liste bien précise d'objets de méditation.   Le principe de base est de tout observer - incluant le fait que nous sommes en train d'observer!   Le plus souvent, nous observerons notre posture, le cycle de notre respiration, l'apparition d'émotions, de pensées, de douleurs, de sons, et d'états d'esprit.   Bien sûr, tout autre objet qui apparaîtra en méditation peut être soumis à l'observation consciente.

Ceci dit, il est recommandé de ne pas se fixer, ou suivre les objets qui se présentent.   Il s'agit de les observer, mais de ne pas se laisser distraire par eux.  Il est souvent utile de les nommer, par exemple "peur", "douleur", "inspiration", "expiration", "inquiétude", "joie", "bruit de voiture", etc... Après avoir nommé, on laisse aller, sans s'attacher à l'objet observé.

Pourquoi tous ces détails?   Pourquoi est-ce si important pour un guerrier de pratiquer cette discipline?   Parce que le guerrier doit être intime avec lui-même.   Il doit se connaître sous ses moindres coutures.   Il ne doit avoir aucun secret pour lui-même, tout en demeurant un mystère pour les autres - spécialement ses ennemis.

La pleine conscience lui permet de voir à des niveaux qui ne sont pas normalement accessibles aux gens "ordinaires".   Un des objets les plus utiles à observer pour un guerrier est sans doute la peur.   Un guerrier ne tentera pas de nier celle-ci ou de la réprimer.   Il la regardera en face, courageusement, sans la juger, ni sans être contrôlé par elle.   Il l'observera avec curiosité et nommera en silence :"peur".   Il verra combien elle change avec les minutes qui passent:  "noeud dans l'estomac".   Il constatera d'autre niveaux à sa peur - des niveaux qu'il ne soupçonnait pas: "amour".  Il peut y trouver des énergies à l'apparence contradictoires, des émotions contrastantes, des pensées surgies d'on ne sait où.

Lorsque le guerrier connaît intimement sa peur, elle ne le contrôle plus, et personne ne peut alors le manipuler avec son recours.   Il continue de voir sa peur, il la nomme, la remercie peut-être, puis lui dit au revoir. 

Il n'y a pas que la peur qui mérite d'être consciemment observée.  La pleine conscience est un état d'être que l'on doit viser à plein temps.   Il nous faut observer la peur, mais aussi la joie, l'amour, les gens, les animaux, les événements, les objets, la nature et même nos ennemis avec l'oeil de la pleine conscience.

Celui qui adopte cette pratique de la pleine conscience en l'apprivoisant d'abord par la méditation, constatera dans sa vie beaucoup de nouvelles nuances.  Un guerrier voit ce que d'autres ne peuvent pas voir.   Cette faculté lui permet de demeurer inébranlable dans la tempête ou le combat, tout en agissant avec sagesse dans ses activités et ses contacts quotidiens avec les gens.

Enfin, la pleine conscience mène ultimement à une grande compassion pour le monde dans lequel nous vivons.  Lorsque nous sommes en mesure de voir la vraie nature des choses - d'en être pleinement conscient - le monde nous paraît empreint de perfection, et se développe en nous un amour des êtres humains qui est libre de tout jugement.

J'encourage donc chacun d'entre vous, qui désirez vivre avec l'attitude d'un guerrier, à adopter une forme de discipline de la pleine conscience.   C'est selon moi la plus importante des disciplines du Guerrier.  

 


Dimanche 6 janvier 2008

Une constatation surprenante m'est apparue aujourd'hui.    Malgré que j'ai consacré de nombreuses années, des heures incalculables de lecture et de recherche pour mieux comprendre la vie, la simplicité de toute chose m'apparaît de plus en plus évidente.  Je n'entend pas par cela que je comprenne tout - très loin de là.    Mais plutôt qu'il semble régner dans l'univers une simplicité intrinsèque, qui se détache du chaos apparant lorsqu'on est suffisamment attentif.

Sans doute que quelques exemples aideront à éclaircir mon propos.  

Quel est le cycle idéal de sommeil que devrait suivre une personne pour maintenir une santé et une énergie optimale?   Je suis d'avis que c'est simplement le cycle naturel qui est déjà programmé en nous, et qui est en phases avec les saisons, les jours et les heures de la journée.   D'autres questions trouvent également leur réponse dans la simplicité:  Quand est-il idéal de manger?    Lorsque l'on a faim.   Quand doit-on se reposer?   Lorsque la fatigue se fait sentir.    Quand doit-on se réveiller?    Lorsque l'on se réveille.    Que faire lorque nous nous sentons maladif ou grippé et que nous n'avons pas faim?   Ne pas manger pour le moment.    Pourquoi nous sentons-nous plus fatigué en hiver qu'en été?   Parce qu'il nous faut dormir plus longtemps.

Bien sûr, il se trouvera d'entre vous pour objecter qu'il n'en va pas ainsi de toutes choses, que ce n'est pas une règle absolue.    J'ai moi-même lutté avec plusieurs de ces questions, comme par exemple:   pourquoi ai-je le goût de manger de la malbouffe?    Pourquoi est-ce que j'ai aussi souvent le goût de manger du sucre, alors que je sais pertinemment que c'est mauvais pour ma santé?

Sans doute nos modes de vie ont-ils sur-stimulé nos sens et les ont émoussé.    De plus, ce sont installé des dépendances émotionnelles de toutes sortes.   Je crois néanmoins qu'il est possible de se seuvrer de certains de ces poisons modernes, et de reprendre contact avec les réponses empreintes de simplicité que la nature met à notre disposition depuis toujours.

Il m'apparaît étonnant de constater que plus j'ai étudié la complexité de l'univers, plus sa simplicité m'est apparue.   Cette harmonie des opposés est d'une perfection divine.   Le yin et le yang.

Observez,  demeurez silencieux et laissez-vous toucher par cette perfection, cette simplicité qui imprègne l'univers.

Je ne crois pas non plus inutile de remettre en question ce que vous faites au quotidien, ce que vous décidez, ce que vous choisissez de posséder.   Pourquoi travaillez-vous?    Pourquoi mangez-vous?    Pourquoi dormez-vous?    Qu'est-ce qui est réellement important dans votre vie?    Pourquoi ne pas vous en occuper en priorité, simplement et directement?

Bonne réflexion.

 


Lundi 14 mai 2007

J'ai longtemps exploré le monde des émotions, en oscillant entre trois modèles:  

  • Le modèle qui considère que les émotions viennent d'on-ne-sait où et que nous n'avons absolument aucun contrôle sur ce phénomène.
  • Le modèle qui considère que nous avons plein pouvoir sur nos émotions et qu'il nous suffit d'en connaître la source (croyances, métaprogrammes, pensées, etc..) pour pouvoir en reprendre le contrôle, lorsque souhaité.
  • Le troisième modèle qui considère les émotions comme l'expression vibratoire dans le corps de notre système de guidage intérieur.

Bien que nous ayons un certain contrôle sur nos émotions, la chose n'est pas toujours souhaitable.   Pour beaucoup d'entre-nous, ce contrôle se limite à choisir de ressentir, ignorer ou refouler nos émotions.  

Nous disposons plus d'un pouvoir d'influence que d'un total contrôle sur nos émotions.  Tenter de retenir vos larmes en période de deuil vous en convaincra.   

Est-il souhaitable de contrôler nos émotions?

Je suis d'avis que nos émotions nous sont d'une grande utilité en tant que système de guidage intérieur.    Le guerrier ne fuit pas ses émotions et ne les refoule pas.   Il les observe avec intérêt, laissant s'exprimer en lui toutes les subtilités.    Cette observation même, malgré que ce ne soit pas son unique but, apaise l'intensité du ressenti.

En gros, les émotions dites "négatives" ou qui sont ressenties sous forme d'inconfort, nous indiquent que nous nous éloignons de notre essence.  Les émotions dites "positives", qui sont ressenties avec plaisir et volupté nous indiquent donc que nous nous rapprochons de notre essence.

Je crois que c'est assez évident lorsque nous nous amusons avec un jeune bambin.  La joie ressentie nous montre la voie vers la pureté et la fraîcheur de l'enfant.

 

 

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